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La finalité de l’entreprise se limite-t-elle à la réalisation d’un profit ? – Management des Organisations –

Cette fiche s’intitule « La finalité de l’entreprise se limite-t-elle à la réalisation d’un profit ? » et constitue la première fiche du thème « Les critères de différenciation des organisations ».

PRÉREQUIS

  • Éléments caractéristiques d’une organisation : finalité, nature de l’activité, statut juridique, ressources, répartition du pouvoir, champ d’action géographique
  • Fonctions du management

OBJECTIFS

  • Notions à acquérir : Bien, service ; finalité lucrative, profit ; ressources ; valeur ajoutée et bénéficiaires ; parties prenantes ; pérennité ; finalité sociale, responsabilité sociétale de l’entreprise ; types d’entreprises : statut, taille, secteur, métier.
  • Objectifs en fin de fiche :  Identifier les finalités de l’entreprise, caractériser une entreprise.

Introduction

Nous analyserons la diversité des organisations et étudierons les caractéristiques de chaque grande forme d’organisation, en commençant dans cette fiche par l’entreprise.

I. L’ENTREPRISE ET LA CRÉATION DE RICHESSE

A. La production de biens et services

L’entreprise est une organisation qui produit des biens et des services pour satisfaire des besoins et créer une richesse supplémentaire. Les biens matériels sont des produits qui ont une existence physique, c’est-à-dire qu’on peut les toucher (d’où le terme tangible) et les voir. Les services sont immatériels, donc intangibles. Ils correspondent à la mise à disposition d’une capacité/prestation technique ou intellectuelle selon l’INSEE.

Par exemple, les pizzas ou les sacs à dos sont des biens matériels, tandis que le coiffeur vend un service ; il vous coupe les cheveux (capacité/prestation technique qui découle d’un savoir-faire).

La frontière entre les deux est parfois fine : un photographe de mariage est considéré comme un artisan et propose une prestation (service donc) tandis que les photos vendues pour des reproductions commerciales (cartes postales, posters, etc.) sont des biens.

Pour assurer sa pérennité (durer dans le temps), l’entreprise doit s’assurer régulièrement que ses coûts (dépenses) sont inférieurs à ses revenus (recettes).

À RETENIR. Un bien matériel a une existence physique, on peut donc le toucher et le voir. Un service est immatériel et correspond à la mise à disposition d’une capacité/prestation technique ou intellectuelle.

B. La valeur ajoutée et sa répartition

L’entreprise est une organisation dont la finalité est lucrative ; c’est-à-dire réaliser un profit (différence positive entre les recettes et les dépenses). Revenons à notre food truck (*) : il pourra continuer d’exister, donc être pérenne, s’il réalise un profit.

L’ensemble de ses dépenses liées à son fonctionnement doivent être inférieures à ses recettes qui proviennent de la vente de burgers. Ce profit peut lui servir à investir dans du nouveau matériel ou se développer (avoir un deuxième food truck par exemple).

(*) Voir fiche précédente : “Qu’apporte le management à la gestion des organisations ?”

Afin de vendre des burgers (service de restauration rapide), le gérant du food truck doit consommer un certain nombre de biens et services qui seront transformés ou entièrement consommés au cours du processus de production : ce sont les consommations intermédiaires.

Il s’agit des matières premières, de l’énergie, etc. La valeur ajoutée correspondant à la différence entre le résultat des ventes et les consommations intermédiaires : c’est la richesse créée par l’entreprise. Cette richesse dépend bien entendu de l’activité de l’entreprise et des ressources mobilisées (financières, humaines, matérielles et immatérielles).

DÉFINITION : Valeur ajoutée. La valeur ajoutée est la richesse produite par l’entreprise. Elle se calcule ainsi : Valeur ajoutée = Chiffre d’affaire / consommations intermédiaires.

La valeur ajoutée permet de rémunérer tous les acteurs qui ont participé à la production : les salariés (salaires), l’État et les collectivités territoriales (impôts et taxes), les banques (intérêts des emprunts), les actionnaires (dividendes) et l’entreprise (autofinancement qui permet d’investir sans avoir recours à l’emprunt).

Les parties prenantes désignent « tout groupe ou individu qui peuvent affecter ou être affectés par la réalisation des objectifs de cette organisation » (Freeman, 1984). Les parties prenantes ont chacune leurs intérêts, qui peuvent entrer en conflit avec les intérêts d’autres parties prenantes. Ce tableau présente les intérêts qui peuvent être recherchés par les différentes parties prenantes.

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Un des enjeux du management consiste à gérer les intérêts divergents des parties prenantes tout en maintenant la cohésion de l’organisation. Outre leur finalité lucrative, elles doivent de plus en plus prendre en compte leur responsabilité sociétale.

II. LA RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE DE L’ENTREPRISE (RSE)

Le concept de développement durable né à la fin des années 1960 a conduit les entreprises à changer leur façon de faire avec une progressive prise de conscience planétaire des contraintes liées à l’environnement.

La Responsabilité Sociale/Sociétale de l’Entreprise, ou RSE, est une démarche volontaire des entreprises qui se traduit par un comportement éthique et transparent de leur part. Elle concerne l’entreprise dans toutes ses activités, avec par exemple le respect de l’environnement, des économies d’énergie ou des relations et ambiances sereines au travail.

Par exemple, le géant danois du jouet Lego a décidé de passer aux briques écologiques. Après des efforts de recherches et d’investissement, l’entreprise a décidé de fabriquer des briques à partir de plastique végétal dérivé de la canne à sucre (contrairement au plastique ABS utilisé pour ses célèbres briques, qui provient du pétrole). L’objectif pour eux est de fabriquer 100% de briques écologiques d’ici 2030 !

À RETENIR. L’entreprise n’a pas qu’une finalité économique (lucrative), mais aussi une finalité sociale (prise en compte des attentes des salariés, fournisseurs, etc.) et sociétale (réduction de l’empreinte écologique, économies d’énergie, etc.) exprimées dans sa RSE.

III. LES DIFFÉRENTS TYPES D’ENTREPRISES

La France compte 3,75 millions d’entreprises en 2017. Dans nos sociétés, nous pouvons observer un large panorama d’entreprises, du commerce de proximité comme le boulanger à l’entreprise de dimension internationale présente sur plusieurs continents. Les entreprises peuvent être distinguées à partir de quelques critères de base.

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Conclusion

Les entreprises, qu’elles soient privées ou publiques, ont changé de forme au cours du temps. Il en existe aujourd’hui une grande diversité qui peut être distinguée à partir de quelques critères de base comme le statut, la taille, le secteur ou le métier.

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