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Quel mode de production choisir ? – Management des Organisations

PRÉREQUIS

  • Décisions stratégiques
  • Offre

OBJECTIFS

  • Notion à acquérir : Fabrication à l’unité, en série, en continu ; production de biens, production de services ; externalisation ; flux tendus, flux poussés ; démarque qualité
  • Objectif en fin de fiche : Identifier et justifier le mode de production choisi par une organisation ; présenter les avantages et les inconvénients de l’externalisation de la production ; dégager les enjeux de la qualité.

Introduction

Le mode de production dans une organisation dépend en partie de la nature du produit (bien ou service), ce qui peut limiter les choix managériaux.

I. LE CHOIX DU MODE DE PRODUCTION

Pour satisfaire leurs besoins, les ménages vont consommer des biens (matériels) et services (immatériels) produits par des entreprises et vendus à un prix de marché (biens et services marchands) et des services fournis en dehors du marché par les organisations publiques ou les associations (services non marchands).

Le mode de production correspond à la manière dont sont organisées les ressources de l’organisation pour produire. On distingue trois modes de fabrication :

  • À l’unité : cela consiste à fabriquer chaque produit en suivant un certain nombre d’étapes hautement spécialisées ; par exemple, une robe de haute couture peut nécessiter plusieurs mois de fabrication avant d’apparaître sur un mannequin dans un défilé, des ouvrières hautement qualifiées vont coudre ensemble les différentes pièces avant de monter la robe ; chaque pièce peut nécessiter plusieurs heures voire jours de travail.
  • En série : cela consiste à fabriquer, de manière identique et en grand nombre, un produit standardisé, selon des étapes elles-aussi standardisées ; par exemple, dans le prêt-à-porter, une robe sera fabriquée en plusieurs milliers d’exemplaires dans des usines en quelques heures, en suivant un certain nombre d’étapes standardisées (achat de tissu, découpage, couture, etc.) ; le découpage se fait en fonction de standards, les tailles (S, M, L par exemple) définis par rapport aux mensurations d’une population donnée.
  • En continu : cela consiste en un flux ininterrompu de produits réalisés suivants un processus constant ; par exemple le raffinage du pétrole, qui permet d’en extraire l’essence ou le kérosène (pour les avions), est réalisé en continu car c’est l’une des principales sources d’énergie utilisée dans le monde au quotidien.

Le choix du mode de fabrication va dépendre de la nature du produit et de la quantité à produire. En ce qui concerne les services, l’usager ou client participe plus ou moins directement au processus de production.

Sa présence est donc une condition de l’existence du service. Lorsque vous prenez l’avion, vous avez souvent votre carte d’embarquement dématérialisée sur votre smartphone, et vous pouvez réaliser le check-in en ligne. Vous participez donc à la production du service.

À RETENIR.

– Une organisation peut produire des biens (matériels) ou des services (immatériels).

–  La fabrication à l’unité consiste à fabriquer chaque produit en suivant un certain nombre d’étapes hautement spécialisées.

–    La fabrication en série consiste à fabriquer, de manière identique et en grande quantité, un produit standardisé, selon des étapes elles-aussi standardisées.

–    La fabrication en continu consiste en un flux ininterrompu de produits réalisés suivants un processus constant.

On distingue la production en flux tendus (juste-à-temps), c’est-à-dire produire ce qui est nécessaire quand cela est nécessaire et pour la quantité nécessaire (demande réelle), de la production en flux poussés, où l’on pousse les produits dans la chaine de fabrication pour constituer un stock dans le but de satisfaire une demande qui est anticipée à partir de l’état du marché (demande prévisionnelle).

DÉFINITION : Production en flux tendu. La production en flux tendus consiste à produire selon la demande réelle (0 stock) tandis que la production en flux poussés consiste à produire selon la demande prévisionnelle (stockage).

II. L’EXTERNALISATION DE LA PRODUCTION

L’entreprise a la possibilité de produire elle-même ou de faire faire, c’est-à-dire de confier à un prestataire extérieur spécialisé tout ou une partie de la production.

Par exemple, l’iPhone X, modèle de smartphone phare proposé par Apple, est constitué d’éléments qui sont fabriqués par d’autres entreprises : l’écran est fabriqué par Samsung, la mémoire de stockage interne par Toshiba et d’autres composants par Qualcomm, Broadcom, des spécialistes dans leurs domaines.

Apple s’occupe principalement du développement et du design, l’iPhone X est ensuite assemblé dans les usines de Foxconn en Chine.

ATTENTION ! On parle de délocalisation lorsque la production est réalisée à l’étranger (qu’elle soit réalisée en interne ou par un prestataire extérieur).

La forme la plus répandue d’externalisation est la sous-traitance qui met en relation contractuelle une entreprise appelée donneur d’ordre et une ou plus autres entreprises appelées sous-traitants. Dans notre exemple de l’iPhone X, Foxconn est un sous-traitant d’Apple.

Source de flexibilité, l’externalisation permet à l’organisation donneuse d’ordre de répondre immédiatement à une hausse de la demande sans avoir à investir dans de nouveaux équipements. Elle permet d’obtenir des coûts de main-d’œuvre et de production moins élevés, car ces coûts sont assumés par le(s) prestataire(s).

L’organisation peut alors se recentrer sur son cœur de métier, sur les activités qui concourent à produire le plus de valeur pour le client. Dans le cas d’Apple, le design ou le service après-vente qui ont construit la réputation de la marque. Une organisation peut également avoir recours à la sous-traitance lorsqu’elle ne dispose pas du savoir-faire nécessaire pour fabriquer le produit ou réaliser la prestation.

Cependant, l’organisation donneuse d’ordre peut être dépendante du prestataire extérieur et ne maîtrise pas les aléas de la production. De plus, elle risque de voir se dégrader la qualité de ses produits, en raison du manque de savoir-faire ou de formation des salariés.

Enfin, l’éloignement géographique peut représenter une contrainte (délais de transports plus longs et coûteux, frais liés à la corruption en Chine par exemple, etc.).

À RETENIR. L’entreprise a la possibilité de produire elle-même ou d’externaliser, c’est-à-dire de confier à un prestataire extérieur spécialisé tout ou partie de la production.

III. LA DÉMARCHE QUALITÉ

La qualité d’un bien ou d’un service peut être définie comme son aptitude à satisfaire les besoins et attentes des clients ou usagers.

Pour les entreprises, la qualité de la production ne se limite pas à la qualité du bien ou service produit, mais concerne également toutes les étapes du processus de production : de l’approvisionnement en matières premières au produit fini.

La qualité est un enjeu dans un environnement très concurrentiel et un facteur de différenciation. La norme ISO 9001 garantit la qualité du processus qui permet de produire le bien ou service commercialisé.

Pour les services publics, la qualité est évaluée d’abord à travers la satisfaction de l’usager (qualité de l’information, réponse aux besoins, etc.). Elle dépend à la fois du cadre dans lequel le service est mis en œuvre que de la relation avec l’agent ou le fonctionnaire qui représente l’institution publique (écoute et amabilité, réduction des délais d’attente, etc.).

Conclusion

Les choix stratégiques portent sur les modes de production de biens ou de services, les méthodes à mettre en œuvre, la logistique à déployer et sur le recours ou non à l’externalisation. La qualité constitue un enjeu majeur à tous les stades de la production.

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