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 Estimation du coût du projet

Après avoir ciblé sa clientèle, identifié ses concurrents, choisi le matériel et le lieu d’installation,… le créateur d’entreprise doit procéder, avec le plus grand soin, à l’estimation du coût de son projet car une sous-estimation peut gêner le démarrage de ce dernier, voire en sonner le glas et ce, surtout lorsque ni le créateur et ses associés, ni le banquier ne peuvent ou veulent apporter le soutien financier nécessaire.
Le coût du projet est constitué, selon les cas, de celui des éléments suivants :
· Frais préliminaires ;
· Brevets, licences et assimilés ;
· Fonds de commerce ;
· Terrains ;
· Constructions ;
· Aménagements et installations ;
· Matériel de production ;
· Matériel de transport ;
· Matériel et mobilier de bureau ;
· Fonds de roulement de démarrage ;
· Divers imprévus.
Le tableau, ci-après, précise le contenu de chacun de ces éléments ainsi que les documents sur lesquels doit s’appuyer l’estimation de leur coût ; de même qu’il rappelle certaines précautions à prendre au moment de la réalisation de l’investissement et ce, pour éviter quelques déboires.
Eléments de l’investissement

Contenu et/ou précautions à prendre

Documents de base

Frais préliminaires

-Il s’agit des dépenses à engager pour lancer le produit ou créer l’entreprise : frais de formalités administratives, de conseils, de prospection, de publicité, d’acquisition des immobilisations,…

-Factures pro forma pour partie (honoraires, publicité,…)

-Estimation pour le reste (frais de formalité,…)

Licences, brevets et assimilés

-S’assurer de la validité des brevets et licences (dépôts, durée de protection,…)

-Bien délimiter la zone géographique d’exclusivité.

-Compromis de vente ;

-Certificat de dépôt faisant ressortir la durée de validité du brevet ;

-Contrat de franchise.

Fonds de commerce

-Il peut s’agit :

· Soit d’un fonds de commerce avec un actif et un passif ; dans ce cas-là, il ne faut pas oublier d’insérer dans l’acte de cession une clause de garantie du passif.

· Soit d’un simple pas-de-porte.

-Dans tous les cas, il faut :

· S’assurer que le fonds n’est pas grevé de nantissement et ne fait pas l’objet de procédure de saisie ; et que les locaux recensés en font bien partie ;

· Analyser les contrats de bail.

-Compromis de vente détaillant les éléments composant le fonds et faisant ressortie la clause de garantie du passif ;

– Rapport d’expertise (le cas échéant) ;

-Extrait du registre de commerce ;

– Contrat (s) de bail.

Terrain

-S’assurer :

· Que le terrain n’est pas situé dans une zone non constructible ;

· Que les autorités sont disposées à autoriser l’installation de l’entreprise ;

· De la valeur du terrain par un expert avant de conclure ;

· Que le terrain choisi ne limite pas les possibilités d’extension de l’entreprise.

-Certificat de la conservation foncière ;

-Compromis de vente ;

-Rapport d’expertise (le cas échéant).

Constructions (à réaliser)

-Demander plusieurs devis et les soumettre à un bureau d’études pour évaluation ;

-Se renseigner sur le sérieux et le professionnalisme de l’entreprise retenue ;

-Prévoir des cautions de bonne fin et de retenue de garantie ;

-Prévoir une astreinte en cas de dépassement du délai de réalisation.

-Devis faisant ressortir le délai de réalisation ;

– Plan d’architecte ;

Autorisation de construire (si terrain est déjà acquis).

Aménagements et installations

-Idem

-Compromis de vente ;

-Devis faisant ressortir le délai de réalisation ;

Plan d’architecte ;

-Autorisation d’aménagement.

Matériel de production

-Demander plusieurs devis et ne pas hésiter à consulter des fournisseurs étrangers ;

-Pour le matériel à importer, se renseigner sur les droits de douane ;

-Ne pas hésiter à recueillir l’avis de spécialistes sur le matériel à acquérir (performances et faiblesses, niveau technologique,…).

-Devis et facture pro forma ;

-Rapport d’expertise (si matériel d’occasion) ;

-Extrait de la nomenclature douanière faisant ressortir les droits de douane à payer sur le matériel à importer.

Matériel de transport

-Idem

-Idem

Matériel et mobilier de bureau

-Idem

-Idem

Fonds de roulement de démarrage

-Il s’agit des fonds nécessaires à l’exploitation en attendant les première recettes ;

-Prévoir une marge de sécurité pour le cas où les objectifs commerciaux ne seraient pas atteints.

-Tableau de détermination du BRF (voir infra).

Divers imprévus

-Généralement de 10 à 15% de l’investissement pour parer à toute éventualité.

-Eventuellement, une note expliquant les raisons justifiant cette précaution.

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